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Wolfgang Rueddenklau

Wolfgang Rüddenklau

Littérature

  • Rüddenklau, Wolfgang: "Nur krank darfst Du nicht werden!" Versuch einer Lokalisierung von Erinnerungen an alte Ostberliner Knäste, in: telegraph 11/12 1995, S. 16-33
  • Rüddenklau, Wolfgang: Störenfried. DDR-Opposition 1986-1989, Berlin 1992.

Fils d'un pasteur, Wolfgang Rüddenklau est né en 1953 à Erfurt (capitale du Land de la Thuringe). Après son baccalauréat, il étudia la théologie à Berlin-Est. Puis, il se forma au métier de travailleur social auprès d'enfants et de jeunes au sein de la paroisse ecclésiastique de Potsdam. Ne pouvant y être engagé pour des raisons soi-disant liées à son "manque d'adaptabilité", il dut se résoudre à travailler comme concierge, veilleur de nuit et comme gardien de cimetière. Il était en effet surveillé de près depuis le début des années 1970 par le Ministère de la Sûreté de l'Etat (MfS, Ministerium für Staatssicherheit).

En 1975, il déposa une requête en vue de partir en Allemagne fédérale, demande, qui, après lui avoir été accordée, lui fut subitement retirée. En 1983, il cofonda le "Cercle indépendant pour la Paix et l'Environnement" à l'église paroissiale de Berlin-Lichtenberg. Mais, en 1984, sous prétexte de délits criminels commis à Berlin et Rüdersdorf, il fut arrêté. Wolfgang Rüddenklau fut par ailleurs l'un des cofondateurs de la Bibliothèque pour l'Environnement de Berlin, alors située dans un local paroissial de l'église de Sion à Berlin-Est. A partir de 1986, celle-ci publiait, entre autres, une revue clandestine sur l'environnement appelée "Grenzfall" et fut, à ce titre, l'un des centres les plus importants de l'opposition en RDA. Lorsque les membres du MfS prirent d'assaut les locaux en novembre 1987 pour empêcher l'impression in extremis de la revue, il fut appréhendé par la Stasi avec d'autres camarades de combat, puis conduit au centre de détention provisoire de Berlin-Hohenschönhausen. Le MfS ouvrit une information judiciaire à son encontre pour "constitution de groupes subversifs". Il ne dut sa libération qu'à la très forte mobilisation publique qui eut lieu en RDA et put rejoindre l'Ouest trois jours plus tard sur ordre de la direction du SED (Sozialistische Einheitspartei Deutschlands, Parti socialiste unifié d’Allemagne de l'Est).

En 1988, il participa aux manifestations faisant suite à l'exclusion - motivée par des raisons politiques - de plusieurs élèves de l'école Carl-von-Ossietzky à Berlin-Pankow. Un an plus tard, avec d'autres défenseurs des droits du citoyen, il protesta contre la falsification des résultats électoraux des élections municipales. Considéré comme l'une des figures-clé de la Révolution pacifique de l’automne 1989, en octobre, il devint rédacteur d'une revue nouvellement créée - "telegraph" - qui devait remplacer "Grenzfall". En septembre 1990 enfin, il initia des marches silencieuses pendant que d'autres militants occupaient l'ancien siège de la Stasi de la rue Normannenstraße pour accéder à ses dossiers. Depuis 2001, il est guide au mémorial de Berlin-Hohenschönhausen.